Traitement : 3 étapes de prise en charge de l’eczéma !

L’eczéma peut être pris en charge adéquatement en suivant bien les trois étapes suivantes et en continuant de soigner la peau, même quand l’eczéma semble maîtrisé.

3 étapes de prise en charge de l’eczéma :

  1. Prendre des bains et hydrater la peau pour réparer la barrière cutanée
  2. Appliquer les traitements d’ordonnance pour réduire l’inflammation et les bactéries
  3. Éviter les éléments déclencheurs pour réduire la fréquence des poussées

Bains et hydratation

Le bain permet à l’humidité de pénétrer la peau. Le fait d’hydrater la peau après chaque bain ou douche avec un émollient (hydratant) aide la peau à retenir l’humidité. Cette démarche est nécessaire chez les patients eczémateux, car leur barrière cutanée naturelle, qui normalement emprisonnerait l’humidité dans la peau, ne fonctionne pas bien, laissant la peau sèche, rugueuse et sensible aux irritants. On croit à tort que de boire une quantité suffisante d’eau quotidiennement hydrate la peau. C’est plutôt la technique de bain et d’hydratation qui permet de l’hydrater. Il y a de cela des décennies, les médecins recommandaient souvent aux personnes atteintes d’eczéma d’éviter les bains et les douches; cependant de nos jours, les experts considèrent que le bain est une composante importante de la prise en charge de l'eczéma.
Après le bain, tapotez délicatement la peau pour l’assécher, puis appliquez immédiatement votre hydratant sur une peau encore humide. Appliquez vos produits d’ordonnance selon les recommandations de votre médecin. Hydratez votre peau plusieurs fois par jour. Une peau hydratée démange moins, ce qui aide à maîtriser la maladie, étant donné que les poussés sont causées ou aggravées par le grattage. La prise fréquente de bains (jusqu’à 2 ou 3 fois par jour) suivis de l’application d’un hydratant devrait être votre premier moyen de défense contre l’eczéma et ses poussées!


La douche

De nombreux adultes préfèrent la douche au bain. La douche est acceptable pour les personnes eczémateuses, du moment que l'eau n'est pas trop chaude. Utilisez un nettoyant doux ou une huile pour la douche. En sortant de la douche, tapotez délicatement la peau pour l’assécher (évitez de la frotter). Laissez la peau un peu humide, puis appliquez immédiatement votre hydratant (et/ou les produits prescrits par votre médecin, en suivant ses recommandations).

Le schéma de traitement axé sur les bains et l’hydratation

Le schéma de traitement axé sur le bain doit être suivi diligemment lors d’une poussée, et à la suite de celle-ci par mesure d’entretien visant à prévenir la survenue d’une autre poussée et à hydrater la peau. Le bain peut être ramené à une fois par jour lorsque la peau est lisse, douce et hydratée adéquatement. Vous devez continuer d’hydrater votre peau plusieurs fois par jour, même lorsqu’elle est saine.

Le bain, étape par étape

Suivez ces étapes lors du bain pour hydrater la peau, au moins une fois par jour, et jusqu'à trois fois par jour lorsque la peau subit une poussée.
Ce dont vous aurez besoin :
  • une baignoire ou un bassin conçu pour les bébés ou les tout-petits
  • une huile émulsifiante (facultative)
  • un nettoyant doux
  • un hydratant
  • les traitements prescrits, p. ex., les corticostéroïdes topiques, au besoin
  • un chronomètre, une montre ou une horloge
  • une serviette en fibres naturelles (qui doit être lavée régulièrement à l’eau chaude, car les bactéries associées à l’eczéma peuvent proliférer dans les serviettes et les articles de literie)

Étapes pour donner le bain à une personne eczémateuse :

  1. Remplissez le bain d'eau tiède (ajoutez-y de l’huile émulsifiante si vous le désirez). La peau absorbera une quantité d’eau (et d’huile si vous en ajoutez).
  2. Immergez le patient dans l’eau, en tentant de recouvrir son corps le plus possible. N’immergez pas la tête de la personne dans l’eau. Si l’eczéma se manifeste sur le visage, ou sur des parties du corps qui ne sont pas dans l'eau, utilisez une débarbouillette douce imbibée d’eau/d’huile pour mouiller les régions concernées. Laissez la personne tremper pendant cinq minutes, sans toutefois dépasser 20 minutes.
  3. Nettoyez les parties du corps qui ont besoin d’un nettoyage additionnel avec le nettoyant doux.
  4. Soyez prudent lorsque vous donnez le bain à un bébé ou un tout-petit, car son corps sera glissant.
  5. Asséchez délicatement l’excès d’eau à l’aide d’une serviette douce, ou laissez brièvement sécher à l’air libre si l’air est chaud. Vous pouvez laisser la peau légèrement humide.
  6. Puis, appliquez les traitements médicamenteux en suivant rigoureusement les directives de votre médecin. Si le traitement contient des corticostéroïdes (p. ex., hydrocortisone, Fucidin H® ), vous devriez généralement l’appliquer maintenant sur la peau encore humide. Assurez-vous que la peau est totalement sèche avant d’appliquer les traitements sous ordonnance qui ne contiennent pas de cortisone, comme Elidel® ou ProtopicMD.
  7. Évitez soigneusement la peau saine lorsque vous appliquez les produits d’ordonnance sur les régions touchées.
  8. Appliquez l’hydratant sur les zones restantes de peau saine. Le corps entier peut et doit être hydraté entre les bains à l’aide d’un hydratant régulier en vente libre. Si l’eczéma touche presque tout le corps, appliquez vos produits d’ordonnance après le bain, puis appliquez une couche d’hydratant sur tout le corps au moins 30 minutes après les produits prescrits.

Guide des crèmes hydratantes, nettoyants et produits pour le bain

Comment choisir les meilleurs produits pour le bain et l’hydratation?

Les meilleurs produits pour le bain et l’hydratation sont :
  1. Les produits ayant peu d’ingrédients et qui sont conçus pour la peau sensible ou l’eczéma. Recherchez un hydratant épais qui formera une barrière en plus d’hydrater la peau.
  2. Les produits qui correspondent à votre budget. Les produits qui coûtent le plus cher ne sont pas nécessairement les meilleurs.
  3. Les produits que la personne atteinte d’eczéma tolérera et utilisera vraiment! Si votre enfant ou vous-même n’aimez pas la texture graisseuse de la gelée de pétrole, trouvez un hydratant qui vous convient!
Consultez une liste de produits dignes de notre Sceau d’acceptation

Traitements d’ordonnance

La prise en charge médicale est une composante importante de la maîtrise de l’eczéma, et les médicaments (y compris les crèmes et les onguents topiques) doivent être utilisés en suivant les directives de votre médecin. N’interrompez ni ne modifiez pas votre schéma de traitement sans consulter votre médecin. Consultez votre médecin (ou le médecin de votre enfant) pour connaître les meilleures options de traitement possible. La prise en charge médicale inclut les traitements anti-inflammatoires topiques, les antibiotiques, les émulsions pour barrière cutanée et les antihistaminiques.

Traitements topiques anti-inflammatoires :

Corticostéroïdes topiques prescrits pour réduire l’inflammation et les démangeaisons. Ces onguents sont de concentrations variées, allant de douces à très fortes. Utilisés selon les directives d’un médecin, les corticostéroïdes topiques sont très efficaces et sûrs. Par crainte de certains effets secondaires, il arrive souvent que les personnes eczémateuses ou leurs soignants utilisent ces onguents de façon parcimonieuse ou ne les utilisent pas aussi souvent qu’elles le devraient. Un des effets indésirables possibles est l’amincissement de la peau, si la préparation est appliquée en excès ou de façon prolongée. Suivez exactement les consignes de votre médecin et discutez avec lui si vous avez des questions ou des préoccupations.
Immunomodulateurs topiques (p. ex., Elidel®, ProtopicMD prescrits pour réduire l’inflammation et les démangeaisons. Ils peuvent être utilisés pendant de courtes périodes intermittentes, à moins d’avis contraire de votre médecin. Parmi leurs effets secondaires possibles, mentionnons une sensation de brûlure faible ou modérée au site d’application. Ce type de traitement n’est pas recommandé pour les enfants de moins de deux ans.

Antibiotiques :

Antibiotiques topiques prescrits pour contrer les infections secondaires qui peuvent aggraver l’eczéma et faire en sorte que l’organisme réagisse moins au traitement contre l’eczéma, jusqu’à ce que l’infection bactérienne ait disparu. Les plaques localisées d’eczéma infecté ou d’eczéma résistant peuvent être traitées au moyen de crèmes ou d’onguents antibiotiques topiques. La mupirocine (p. ex., Bactroban®) et l’acide fusidique (p. ex., Fucidin®) ont démontré leur efficacité.
Traitements topiques d’association (p. ex., Fucidin H®) associant Fucidin® à de l’hydrocortisone à faible concentration. Ils aident à réduire à la fois l’inflammation et à enrayer l’infection secondaire en une seule application. L’élimination des infections est une composante importante de la prise en charge de l’eczéma.
Antibiotiques oraux prescrits dans le cas d’infections cutanées plus importantes. Il y a souvent une infection secondaire sur les plaques d’eczéma, même si les signes d’infection ne sont pas toujours évidents. On privilégiera les antibiotiques oraux aux antibiotiques topiques dans les cas où l’infection est considérable.

Émulsion pour réparer la barrière cutanée :

EpiCeram® est une nouvelle crème réparatrice de la barrière cutanée exempte de corticostéroïdes qui peut être utilisée sans danger à tout âge. Il s’agit d’une émulsion thérapeutique qui répare la barrière cutanée et dont la composition unique renferme divers lipides (gras) qui sont absents de la peau de nombreux patients atteints de dermatite atopique (eczéma). EpiCeram a entraîné des bienfaits similaires à ceux obtenus avec un corticostéroïde topique de puissance modérée lors de comparaisons directes visant à évaluer l’amélioration de l’eczéma. Epiceram est une émulsion thérapeutique de réparation de la barrière cutanée qui présente une composition unique de 3-1-1 des lipides essentiels qui sont manquants chez les patients souffrant de dermatite atopique (eczéma). Informez-vous auprès de votre médecin pour en savoir plus sur ce traitement.
Corticostéroïdes oraux (p. ex., la prednisone) rarement prescrits. Ceux-ci sont réservés aux cas les plus graves. Des effets secondaires à long terme sont associés à un usage prolongé et, étant donné que l’eczéma est une affection chronique, ce traitement n’est pas une solution permanente aux cas d’eczéma graves.

Antihistaminiques :

Antihistaminiques utilisés pour soulager les démangeaisons et favoriser le sommeil. Les démangeaisons sont généralement plus intenses la nuit (les activités diurnes aident aussi à diminuer leur intensité). Si vous augmentez l’hydratation de votre peau (par des bains et l’application régulière d’un hydratant) et que vous parvenez à maîtriser votre eczéma, vous devriez avoir moins besoin de recourir à des antihistaminiques, car les démangeaisons nocturnes devraient diminuer. L’utilisation d’antihistaminiques par des enfants de six ans ou moins doit faire l’objet d’une discussion avec leur médecin.
source : eczemahelp

Rentrée 2015 : le touchant témoignage d'une étudiante infirmière acceptée au dernier moment

Charlène R., une étudiante de 19 ans, a vécu un véritable ascenseur émotionnel. Après avoir été recalée au concours infirmier, elle a finalement été repêchée quelques jours avant la rentrée. Voici son témoignage.



Les derniers mois, je suis passée par toutes les émotions. La joie, la déception, la résignation... Il faut dire que l'école d'infirmière me tenait vraiment à cœur. L'an dernier, j'étais en première année de licence de bio à l'Université de Strasbourg. J'y ai fait de belles rencontres, c'est sûr, mais les cours ne m'ont vraiment pas plu. Je rêvais depuis toujours d'être au contact des gens, et j'avais par conséquent du mal à me sentir concernée par un prof qui s'adresse à des centaines d'étudiants dans un amphi. Le concours infirmier, c'était ma chance ! c'est ma vocation qui me donnait cette envie. J'en ai passé deux, un à Saverne où habite ma mère, l'autre à Lille d'où je suis originaire. Lorsque les résultats des écrits sont tombés, j'étais ravie : j'étais admissible pour les deux ! Malheureusement, je n'ai pas eu autant de chance avec les oraux. Recalée à Lille, et 24e de la liste d'attente pour Saverne. Autant dire que c'était fichu... J'étais déprimée.

Pendant les deux mois d'été, j'ai ressassé mon échec. J'aurais tellement aimé pouvoir revenir en arrière pour faire mieux et finalement être acceptée. Ce qui m'attendait me déprimait... Une nouvelle année de fac à apprendre des cours qui ne m'intéressent pas, quel intérêt ? J'avais repéré un DEUST qui avait l'air pas mal, mais cela revenait à faire une croix sur le rêve que je nourrissais depuis toujours : aider les gens directement. Je ne savais plus où j'en étais, jusqu'à ce que je reçoive en début de semaine un appel de l'IFSI de Saverne... Et là, le bonheur ! Je passais sur la liste principale et j'allais donc pouvoir intégrer la formation. C'était tout simplement magique... Ma rentrée est lundi prochain, et je n'arrive toujours pas à réaliser. Une chose est sûre : je suis ultra-motivée et je mettrai tout en oeuvre pour y arriver. 

Crédit : nicols

Médecine : ce qui attend les étudiants aux iECN 2016

Les étudiants de 6e année de médecine savent désormais comment vont se dérouler les iECN (épreuves classantes nationales informatisées) en 2016. Un arrêté relatif à leur organisation a été publié le 23 juillet 2015 au "Journal Officiel". Détail de cette nouvelle procédure.


Deux temps forts rythment les études de médecine : le concours de fin de PACES (première année commune aux études de santé) et l'ECN (examen classant national), passé en 6e année. En 2016, celui-ci subit un sacré lifting.Premier changement : de l'inscription à la correction, tout sera informatisé. Les épreuves en elles-mêmes se dérouleront sur tablettes numériques labellisées par le directeur général du CNG (Centre national de gestion), qui organise l'examen. Les candidats n'auront plus à se déplacer dans l'un des 7 centres interrégionaux, comme jusqu'à présent. Ils passeront les épreuves dans des espaces adaptés, au sein de leur fac ou d'un centre d'examen proche.

Trois épreuves à passer


Les étudiants plancheront sur trois épreuves de nature différente.
La première épreuve, la plus lourde, sera une épreuve d'analyse divisée en 3 parties, de 3 heures chacune, comptant chacune 6 dossiers cliniques progressifs : soit 18 cas à traiter. Chaque dossier, de même valeur, comportera de 13 à 17 questions à choix multiple. Cette analyse comptera pour 70 % de la note finale.
La deuxième épreuve demandera de répondre à 120 questions isolées à choix multiple, de valeur identique. Elle durera 3 heures et comptera pour 20 % de la note finale.
Enfin, la troisième et dernière épreuve sera une lecture critique de 2 articles scientifiques de même valeur : l'un avec une orientation clinique, l'autre avec une orientation physiopathologique. Chaque lecture critique d'article comportera de 13 à 17 questions à choix multiple. À boucler en 3 heures également. Elle comptera pour 10 % de la note finale.

Deux ECN blancs avant le grand saut

Les QCM (questionnaires à choix multiple), comme en PACES, favorisent la correction automatisée. Ils permettront ainsi d'enlever toute subjectivité "humaine". L'idée est aussi de mieux départager les candidats car, jusqu'ici, tout pouvait se jouer à quelques centaines de points...
Mais comment être sûr qu'un bug technique ne viendra pas perturber les épreuves le jour J? Près de 9.000 étudiants en médecine vont passer simultanément les iECN... Pour tester le système à grande échelle, deux sessions blanches sont prévues en décembre 2015 et en mars 2016. Pour le CNG, ce sera l'occasion de contrôler la fiabilité du dispositif. Pour les candidats, ce sera aussi l'occasion de se situer les uns par rapport aux autres.

ECN 2015 : un bon cru pour la fac de Nice
Les derniers candidats qui passaient l’ECN sur papier ont obtenu leur rang de classement début juillet 2015.Chaque année, les statistiques du CNG (Centre national de gestion) établis sur ces rangs permettent de comparer, fac par fac, la proportion d’étudiants parmi les 500, 1.000, 2.000 premiers, etc. En 2015, c’est la faculté de Nice qui remporte la mise ! 13 % de ses étudiants se sont placés dans les 500 premiers (ex-aequo avec Montpellier), près d’un sur deux figurait dans les 2.500 premiers (et aura donc accès à quasiment tous les postes) et 74 % se positionnaient dans la première partie du tableau (avant le 4.000e rang). Outre Paris-Descartes et l'UPMC (université Pierre-et-Marie-Curie), traditionnellement "bonnes élèves", 3 autres universités en région s'illustrent en 2015 : Grenoble, Montpellier et Toulouse.
 
source : letudiant.fr

Le tatouage de cette femme sur sa dépression fait le tour du Web pour la meilleure des raisons

RÉSEAUX SOCIAUX - Bekah Miles a publié une photo de son nouveau tatouage sur Facebook et elle a bien fait. Diagnostiquée d'une dépression l'année dernière, cette étudiante américaine de 20 ans a décidé de graver sur sa peau un message qui résume son combat contre la maladie. Le tatouage en question a ému des centaines de milliers d'internautes et permet à beaucoup de comprendre ce qu'il se passe vraiment dans la tête d'une personne dépressive.
D'un point de vue extérieur, les lettres du tatouage de Bekah donnent "I'm fine" , "Je vais bien". Mais du point de vue de la jeune femme, la tatouage dit "Save me", "Sauve moi".

A côté des photos de son tatouage, Bekah livre un témoignage poignant sur son expérience de la dépression. Si la jeune fille commence par interpeller ses parents en leur demandant de ne pas lui en vouloir pour ce "choix permanent", elle a également un long message qu'elle voudrait qu'ils entendent.
"Aujourd'hui, je vous dévoile quelque chose que très peu connaissent. Je suis prête à avoir une discussion sur ma maladie mentale. L'an dernier, on m'a diagnostiqué une dépression. Et pour être honnête, je pense que le problème remontait à plus longtemps que ça, mais il était devenu si important que je ne pouvais plus avancer.
Alors aujourd'hui, je me suis fait faire ce tatouage. Je pense que ma jambe était le meilleur endroit pour le sens qu'il y a derrière ce tatou. Quand tout le monde le voit, ils lisent "Je vais bien", mais de mon point de vue, il se lit "Sauve moi". Pour moi, ça signifie que les autres voient cette personne qui a l'air d'aller bien, mais, qu'en réalité, elle ne va pas bien du tout. Ça me rappelle que les gens qui peuvent avoir l'air d'aller bien, peuvent en fait être en plein combat contre eux-même.
Pour moi, la dépression c'est les jours où je me sens triste sans raison.
La dépression, c'est les matins où je suis incapable de sortir du lit.
La dépression, c'est dormir trop ou dormir trop peu.
La dépression, c'est les devoirs que je n'ai jamais rendu, tout simplement car je ne m'en sentais pas capable.
La dépression, c'est quand je m'effondre pour rien du tout.
La dépression, c'est manger trop ou manger trop peu.
La dépression, c'est les nuits où je me mets à pleurer car je me sens bouleversée, même si tout va bien.
La dépression, c'est la boule que j'ai au ventre tout le temps.
La dépression, c'est le besoin permanent d'être distraite (d'être sur les réseaux sociaux, de jouer aux jeux vidéo, de regarder un film, une émission, ou de travailler tout le temps) car je ne peux pas faire confiance à mes pensées plus de trois minutes.
La dépression, c'est les pleurs car je ne sais pas pourquoi je me sens si inutile, quand je sais que je devrais être heureuse.
C'est l'une des choses les plus difficiles à confier car c'est extrêmement dur pour moi de me sentir vulnérable... Mais je devais en parler. Une maladie mentale c'est sérieux, mais si honteux dans notre société. Nous portons tant d'attention à notre santé physique, mais trop peu à notre état de santé mental. Et c'est un vrai gâchis. Une maladie mentale, ce n'est pas un choix et ça peut toucher tout le monde à un moment de sa vie. Alors, si c'est un si gros problème, pourquoi n'en parlons nous pas?
Voilà pourquoi je me suis fait faire ce tatouage: les tatouages sont parfait pour entamer une discussion. Cela me force à parler de ma lutte intérieure contre la dépression, l'anxiété, ou des autres maladies mentales. Je suis peut-être seule, mais une personne seule peut en sauver une autre... Et c'est tout ce que je demande.
C'est peut-être pour ça que je suis si intéressée par la psychologie. Je veux aider les gens qui se sentent comme je l'ai été - et le suis toujours - car c'est l'enfer. Je ne souhaite ça à personne, conclut Bekah avant de citer Robin Williams qui souffrait lui aussi de dépression: "Je pense que les gens les plus tristes sont ceux qui essaient de rendre les gens le plus heureux, car ils savent ce que c'est de se sentir complètement inutile, sans valeur et ils ne veulent pas que quelqu'un d'autre se sente ainsi."
Depuis que Bekah a publié ce long message sur Facebook le 24 août, la jeune femme croule sous les dizaines de milliers de commentaires positifs, des félicitations et des encouragements. Plus de 320.000 personnes ont partagé son post. Près de 400.000 l'ont "liké". Elle avait raison, les tatouages sont une bonne façon de lancer une conversation.
source : huffingtonpost

Médecine : petit guide (illustré) des traditions carabines

Pour vivre heureux, vivons cachés. Jusqu’à la divulgation d’une fresque au goût douteux peinte dans la salle de garde d’un hôpital de Clermont-Ferrand, mi-janvier 2015, on se préoccupait peu des traditions des étudiants en médecine. Tant que le travail était bien fait… Quelles sont ces traditions, leurs origines et leur signification ?

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La salle de garde de l'hôpital Saint-Louis côté pharmacien. // © Gilles Tondini

La fresque de la salle de garde du CHU (centre hospitalo-universitaire) Gabriel-Montpied de Clermont-Ferrand, même effacée, continue de diviser. Dessinée il y a 15 ans, cette scène d'orgie entre super-héros a suscité la polémique après que des bulles de BD ont été ajoutées pour critiquer un projet de loi portée par Marisol Touraine, la ministre de la Santé.

L'association Osez le féminisme a dénoncé une apologie du viol collectif, en l'occurrence celui de Wonder Woman qui symboliserait la ministre. Des politiques mais aussi l'Ordre des médecins et de nombreux praticiens ont également condamné la fresque. D'autres – également nombreux – ont défendu le dessin, au nom de la liberté d'expression et des traditions des étudiants en médecine.

Le folklore des salles de garde

La salle de garde est une salle de l'hôpital réservée aux internes, médecins, pharmaciens et leurs invités éventuels. On y prend son repas et on décompresse. Indispensable quand on côtoie la maladie et la mort au quotidien...
Cette cantine un peu spéciale est soumise à un règlement. Parmi les règles à respecter : en arrivant, on salue tous les convives assis par une tape amicale sur l'épaule avant de s'asseoir ; on ne laisse pas de place vide entre deux personnes, ce qui évite les "clans" ; on ne parle pas médecine à table ; on ne parle pas non plus de politique ou de religion ; on s'essuie avec la nappe (pas de serviette) ; on n'utilise pas de tire-bouchon ; on n'applaudit pas mais on lance une battue (rythme tapé sur la table, l'assiette ou le verre) ; on se tutoie ; on ne sort pas de table sans autorisation, etc.

L'esprit du carnaval

Ici, tout le monde est à égalité. Il n'y a plus de hiérarchie. "En réalité, tout est inversé et on ne peut pas comprendre ce qui se passe en salle de garde si on ne comprend pas cela. Cela tient du carnaval. On attend des médecins une certaine retenue, une certaine distance par rapport au corps de l'autre ? En salle de garde, ils sont extravertis, exhibitionnistes. On attend d'eux un langage châtié ? Ils sont vulgaires. Ils doivent être propres et respecter les règles d'hygiène ? Les salles de garde sont souvent sales et les repas tiennent du banquet", explique Bastien Thelliez, chercheur en ethno-scénologie à Paris 8 et rédacteur d'un mémoire sur "la geste carabine".

Des gages pour tout manquement

La salle est gérée par un monsieur Loyal appelé "économe". Il (ou elle) est secondé(e) dans sa tâche par des sous-économes. Tous sont élus pour un semestre. Mais cette monarchie peut être renversée à tout moment par un putsch.
Tout manquement au règlement est passible de "taxe" : un gage choisi par l'économe ou par une roue du hasard. Ces gages peuvent aller de chanter à montrer une partie de son anatomie comme ses fesses ou ses poumons (les seins)... Tout redevient "normal" au moment où l'économe boit son café. Les discussions autour de la médecine peuvent alors reprendre.
La salle est en général décorée de fresques caricaturant les personnes qui la fréquentent,y compris et notamment les chefs, dans des postures souvent pornographiques. Une façon de célébrer le plaisir et la vie qui peut choquer de l'extérieur... Du reste, d'habitude, la salle de garde est coupée du monde. Hors corps médical, n'y accède pas qui veut. "Personnellement, j'ai découvert cet endroit hallucinant lorsque j'ai été embauché aux cuisines d'un hôpital parisien pendant mes études de théâtre. J'ai dû passer un entretien avec trois personnes pour exposer mes motivations", se souvient Bastien Thelliez. Mais les réseaux sociaux ont changé la donne question confidentialité...
Aujourd'hui, les salles de garde ont tendance à disparaître. Les cuisines ne sont plus entretenues, ce qui pousse les internes à prendre des plateaux-repas ou des sandwichs à la cafétéria de l'hôpital.

Les chansons paillardes

Autre tradition en salle de garde, pour se donner du cœur à l'ouvrage : les chansons paillardes, de l'enfantine "Jeanneton" à la très connue des internes "Digue du cul", une histoire grivoise qui se déroule sur la route de Nantes à Montaigu. Des chants qui ne datent pas d'hier mais qui font désormais l'objet d'applis dédiées sur iPhone et Android et dont les textes peuvent amuser, voire choquer, plus d'un étudiant d'aujourd'hui.

Salle de garde de l’hôpital Lariboisière, date inconnue. // © Le plaisir des dieux
Salle de garde de l’hôpital Lariboisière

Salle de garde de l’hôpital Cochin, date inconnue  // © Le plaisir des dieux
Salle de garde de l’hôpital Cochin

Salle de garde de l'hôpital Saint-Louis coté pharmacien, date inconnue // © Gilles Tondini
Salle de garde de l'hôpital Saint-Louis coté pharmacien

Salle de garde de l’hôpital Boucicaut, 1925. // © Le plaisir des dieux
Salle de garde de l’hôpital Boucicaut, 1925.

source : letudiant.fr

La polyarthrite rhumatoïde : définition, symptômes, traitement



Maladie auto-immune, la polyarthrite rhumatoïde attaque les articulations. On estime le nombre de cas en France entre 300.000 et 600.000.



Qu'est-ce que c'est ?

Chacune de nos articulations est entourée par une membrane protectrice (appelée membrane synoviale). La polyarthrite rhumatoïde correspond à l'inflammation de cette dernière, qui a pour conséquence de dégrader les os ainsi que le cartilage.
© Inserm, F. Koulikoff

Qui sont les personnes les plus touchées ?

Hommes et femmes sont inégaux devant cette maladie. Ainsi, pour trois femmes touchées par la polyarthrite, on ne compte qu'un seul homme. L'âge moyen de déclenchement de la maladie se situe entre 40 et 60 ans. En France, on estime entre 300 000 et 600 000 personnes le nombre de personnes qui souffrent de la maladie, et en Europe environ 2 millions. Il s'agit de la maladie auto-immune (lorsque son propre système immunitaire attaque son organisme) la plus répandue.
La polyarthrite rhumatoïde nait le plus souvent de prédispositions génétiques particulières, mais se transmet très peu par hérédité.

Quels sont les symptômes ?

Les inflammations des articulations provoquent le plus souvent un gonflement, accompagné d'une douleur. La mobilité de l'articulation est réduite et, lors des "poussées", une forte sensation de chaleur et de raideur est ressentie.
Les articulations les plus touchées sont généralement celles des mains, des poignets et des genoux. Les douleurs apparaissent le plus souvent pendant les secondes parties de nuit et le matin au réveil. Cependant, il est important de souligner la difficulté d'établir le diagnostic de la maladie qui nécessite la plupart du temps des examens approfondi et un délai important.

Comment la maladie évolue-t-elle ?

Il n'existe pas de règle générale pour définir l'évolution de la polyarthrite rhumatoïde. On observe cependant qu'elle agit par poussées successives, selon des rythmes, une intensité et une temporalité très variables. Sans traitement adéquat, chaque poussée abîme un peu plus les articulations.
La marge de sévérité de la maladie se révèle très importante. Si pour certains (25 % des cas environ), on peut parler de polyarthrite rhumatoïde bénigne, peu gênante et qui peut se guérir d'elle-même (très rare), pour d'autres en revanche (10 à 20 % des cas), la maladie évolue rapidement et peut se généraliser à l'ensemble des articulations en un ou deux ans. Pour ces derniers, la maladie, très douloureuse, peut entraîner un gros handicap avec d'importantes conséquences sur les plans familiaux, sociaux et professionnels.

Quelles sont les complications ?

Outre la destruction progressive des articulations, la polyarthrite rhumatoïde peut générer certaines complications, dont il faut préciser qu'elles sont très rares. On observe ainsi des atteintes oculaires, pulmonaires, cardiaques, voire neurologiques. Par ailleurs, la maladie exigeant un traitement médicamenteux contraignant et régulier, il ne faut pas éluder les possibles effets secondaires liés.

Quels sont les traitements ?

A chaque polyarthrite, son traitement. Elle se soigne d'abord par la prescription classique de médicaments, et parfois ensuite par des interventions chirurgicales. Mais la palette de soins destinés à contrôler ou guérir la maladie se révèle très large et fait intervenir un grand nombre de spécialistes et d'intervenants (infirmier, kinésithérapeute, ergothérapeute, diététicien, podologue, psychologue, familles, associations...). C'est donc toute une chaîne qui doit être mise en place pour entourer au mieux les malades.
Si la maladie est diagnostiquée suffisamment tôt, un traitement de fond (différent des traitements dits "symptomatiques" qui calment la douleur et freinent l'apparition des symptômes) réduira considérablement les risques de handicap à long terme. Il peut conduire à la rémission (la maladie disparaît sous traitement mais revient quand on l'arrête), voire à l'éradication de la maladie.

De la doc' utile

Des liens pour s'informer

>> AFLAR

source : sciencesetavenir

Le syndrome du "cœur brisé" livre ses secrets




Une étude internationale lève le voile sur la cardiomyopathie, une pathologie largement méconnue qui peut s'avérer mortelle.


syndrome © Martin Lee/REX/REX/SIPA

MÉTAPHORE. Peut-on réellement avoir le "cœur brisé" ? Cette expression, utilisée le plus souvent après une rupture amoureuse, n'est pas qu'une simple image : il existe même un syndrome qui porte ce nom. Décrit pour la première fois dans les années 1990 par des chercheurs japonais, le syndrome du "cœur brisé" se déclenche après un stress émotionnel ou physique et cause une défaillance cardiaque aiguë. Un phénomène, nommé scientifiquement "cardiomyopathie", et qui vaut à cette maladie le surnom japonais de "Takotsubo" (signifiant "piège à pieuvre"), car le ventricule gauche du cœur atteint fait penser au vase utilisé par les pêcheurs de pieuvres, soit un cou étroit et un corps gonflé (voir la vidéo du tweet ci-dessous).




Malgré ces observations précises, le syndrome du "cœur brisé" reste largement méconnu des scientifiques. Quand survient-il ? Quelle est sa mortalité ? Certaines affections psychiatriques et neurologiques sont-elles susceptibles de le causer ? Pour répondre notamment à ces questions, 26 chercheurs issus de neuf pays ont analysé les données de 1.750 patients entre 1998 et 2014 afin de percer les mystères de cette maladie. Leur étude, publiée dans The New England of Journal Medicine, est la plus vaste réalisée à ce jour.

Des symptômes proches de l'infarctus

Les chercheurs ont ainsi mis en évidence le fait que ce syndrome touchait particulièrement (et sans que l'on sache pourquoi) des femmes ménopausées. Il est déclenché par un spasme (contraction involontaire)temporaire des petits vaisseaux dans le muscle cardiaque, ce qui conduit à une diminution de la circulation sanguine et donc une défaillance de l'organe. Dans sa phase aiguë, les symptômes du "cœur brisé" sont similaires à ceux d'un infarctus du myocarde (couramment nommé "crise cardiaque") : il se manifeste par des douleurs thoraciques (dans les trois quarts des cas), un essoufflement (dans presque 50 % des cas) et une syncope (dans moins de 10 % des cas).  

CAUSES. Selon cette analyse, la pathologie peut intervenir dans des situations de stress émotionnels très diverses, comme la perte d'un être cher, un conflit familial ou au travail. Mais contrairement aux premières descriptions faites sur ce syndrome, cette étude souligne que d'autres facteurs (insuffisance respiratoire aiguë, intervention chirurgicale, etc.)déclenchent plus souvent la maladie (36 % des cas) que ces causes d'ordre émotionnels (27,7 %). Par ailleurs, aucun événement stressant n’a été mis en évidence chez près d’un patient sur trois.

Un trouble peut en cacher un autre

Les auteurs de l'étude ont également découvert que plus de la moitié (55,8 %) des patients avec un "Takotsubo" ont des antécédents ou un contexte d’atteinte neurologique ou psychiatrique, contre 25,7 % chez ceux avec un infarctus du myocarde. Il s’agit par exemple d’épilepsie, de traumatisme crânien ou d’un accident vasculaire cérébral (AVC). "Ainsi, il est possible que ce trouble soit considérablement sous-diagnostiqué",précise dans un communiqué Christian Templin, le responsable de l'étude.Ce dernier confirme également que l’électrocardiogramme ne suffit pas à différencier infarctus et syndrome du "cœur brisé". Une angiographie coronaire ou une IRM sont indispensables. Enfin, les chercheurs ont également établi que la mortalité du syndrome "Takotsubo" (3,7 %) était presque aussi élevée que celle des crises cardiaques (5,3 %), contrairement à ce que les scientifiques pensaient jusqu'à présent.
TRAITEMENTS. Les chercheurs espèrent que leurs travaux permettent aux médecins de ne pas sous-estimer la gravité de cette maladie et de suivre de près les patients afin de traiter d'éventuelles complications ou rechutes. Il n'existe pas encore de traitement réservé à cette pathologie. De manière empirique, de nombreux patients se voient prescrire dans l'année suivant leur "Takotsubo" des bêtabloquants (en particulier des médicaments inhibant l'angiotensine II, une hormone qui augmente la pression artérielle). Mais ce traitement ne s'avère pas très efficace, puisque plus de 20 % des patients qui déclenchent un "Takotsubo" en prennent déjà...

Source : sciencesetavenir